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Historique de la section PLONGEE (1/2)

Journal de Paul

A la demande du Président Bernard ROTHAN en 2001, un mémoire historique, rehaussé avec des photos d’époque de la section plongée,

a été réalisé par Paul JEANJEAN

avec la participation de Pascale, Lionel DE PADUA et Jean Loup CHAUVEAU-BELLIEU,.

Avant propos

J’ai voulu retracer l’histoire de nos adhérents qui ont vécu sur le bateau « Le Saphir » pendant les seize années où il nous a servi à naviguer sur la mer à la recherche de prestigieux décors dans les profondeurs marines.

Ensemble, nous nous sommes adaptés aux conditions climatiques du moment : vent du sud-est (pluvieux et mouvant), mistral farouche à l’abri des falaises et quand le beau temps ensoleillé revenait, c’était le sourire émerveillé de nos adhérents dans le décor marin de La Ciotat, Cassis, Marseille-Veyres et les îles. Au sein de notre club, les plongeurs ont fait avancer leurs convictions personnelles et ont rendu compte des évènements optimistes, pessimistes des uns ou des autres et il en résultat que tous allaient à la même vitesse sur un bateau. Certes, celui-ci consommait du carburant pour avancer, mais c’est notre pensée qui le faisait aller de l’avant, bien vigilant sous notre protection. Les quelques erreurs que nous avions faites nous permirent de rectifier nos pensées. Cela a fait de nous des gens d’expérience avec les années.

Mais ceci est notre vie personnelle, à vous de faire la vôtre pour que cela continue avec les autres bateaux.

Paul Jeanjean.

Liste des personnes qui ont animé la section de 61 à 78

JOANNES

Jacques

MFMN

Président

THIRION

Claude

MN

Président

CITERICI

Roger

MN

 

JEANJEAN

Paul

MF1

 

LARIEUX

Pierre

MF1

 

SNRECH

Daniel

MF1

 

MERITE

Bernard

MN

Président

CAMBE

Hervé

MF1

 

REBOUL

Maurice

MF1

 

ROULEAU

Daniel

MF1

 

GUEGUEN

René

MF1

Président

FIERARD

Pierre

2ème éch.

Président

PARONNEAU

Jean Claude

1er éch. (st. péd.)

Président

JOGAN

Patrick

MF1

 

VIALA

Michel

MF1

 

LION

Richard

2ème éch.

 

La section plongée sans bateau en 1961.

Lorsque j’ai pris contact avec JOANNES en avril 1963, il était président de la section plongée. Il m’apprit qu’il était le seul moniteur du club et me raconta l’origine de cette organisation. A la session d’avril 1961, il fut reçu moniteur fédéral au centre de Niolon. Il créa la section plongée de l’ASCEA et déposa les statuts à la sous-préfecture d’Aix-en-Provence le 15 juillet 1961.

Il n’y avait pas de bateau. La section avait acquis un lot de bouteilles d’occasion et des détendeurs neufs, 1 seule bouée de secours « Mae-West » équipée d’une cartouche de CO2 à gonflement direct et non réglable, plus une soupape de décharge pour éviter qu’elle éclate au moment de la remontée d’une personne en difficulté (Loi de Mariotte).Le remplissage en air comprimé des bouteilles était réalisé sur le centre de Cadarache grâce à l’aimable collaboration de la FLS, lors de leurs moments disponibles en cours de semaine.

Le seul moniteur de la section assurait une seule plongée le dimanche matin qui comprenait une séance école et une exploration, partant de la plage de rendez-vous (Cassis, La Ciotat, Saint Raphaël, etc.). Il organisait de temps en temps des sorties en bateau en utilisant les services de clubs de plongée de la côte méditerranéenne. La plupart des adhérents avaient pratiqué la pêche sous-marine et étaient équipés de matériel individuel convenable. Ce ne fut pas très difficile de les reconvertir.

Le plus souvent, les rendez-vous se faisaient avec les familles sur une plage qui pouvait les accueillir. Après la plongée du matin tous se réunissaient en pique-nique pour manger et bavarder avec force commentaires. L’après-midi le groupe se disloquait et chacun allait à ses occupations : baignade, pêche sous-marine, promenade… avant de rentrer à leur domicile, très loin pour certains.

Mais des difficultés apparaissent : plongées limitées en profondeur, danger des plages isolées avec la circulation non contrôlée de navires de plaisance à moteur ; le parc à bouteille fut très difficile à gérer d’une semaine à l’autre, du fait que les plongeurs qui s’en étaient servis, ne les rapportaient pas toujours au gonflage à la FLS pour des raisons personnelles (départ en mission, congés, oubli, etc.) donc des difficultés à avoir des bouteilles en quantité suffisante le jour de la sortie.

Aussi, l’année suivante, en 1962, il a été convenu en cours d’assemblée générale, d’acquérir un bateau ayant pour port d’attache la Calanque de Port Miou à Cassis.

LE SAPHIR

C’était une barque Catalane robuste qui servait à la pêche côtière. Achetée d’occasion au port de Sète et équipée d’un moteur diesel, elle possédait aussi une mâture pour être mue à la voile et, à l’arrière, une barre franche pour le pilotage.

Elle fut transformée dans un chantier de Marseille. L’avant fut rehaussé et pourvu d’un roof et d’un poste de commandes ; le moteur était situé à l’arrière sous le pont à proximité de la barre de pilotage. La coque extérieure avait été peinte en blanc, le pont en beige clair avec des billes de verre antidérapantes pour ne pas glisser avec les pieds nus mouillés. D’une manière générale, c’était un bateau qui tenait bien la mer par gros temps. Mais au mouillage, il roulait quand la houle était formée. Les bouchins arrondis favorisaient cet état. Le port d’attache fut aménagé dans la Calanque de Port Miou à Cassis, à mi-chemin entre le fond et le 1er virage en allant vers la sortie, rive gauche près des falaises rocheuses. Presque en face sur l’autre rive, une péniche aménagée en débit de boissons avec des « pailloles » pour protéger le tenancier du soleil, permettait aux passants et aux baigneurs de venir s’abreuver. L’eau de mer était aussi claire qu’à Riou et nous nous y baignions volontiers à cette époque. C’était les deux seuls bateaux qui séjournaient dans le fond de la calanque. L’avant du Saphir dirigé vers la rive gauche était solidement amarré par des cordages fixés sur la côte rocheuse. A l’arrière, au milieu du plan d’eau, à 3 mètres de fond, 2 gros blocs de pierre de 400 kg reliés par des chaînes solides retenaient le bateau bien en place.

Lorsque l’on voulait se servir du Saphir pour aller en mer, on manœuvrait sur bâbord arrière pour amener l’avant au milieu de la Calanque et en avant doucement pour partir vers la sortie. Plus tard, d’autres bateaux vinrent cohabiter de part et d’autre du nôtre. Les manœuvres de retour à notre place furent de plus en plus difficiles à réaliser, surtout quand le vent soufflait en rafales. Souvent, la gaffe, cet outil indispensable, nous a rendu de grands services.

En 1964, à la demande de certains adhérents, nous sommes partis au port de Hyères pendant une année. On remplaça le vieux moteur par un neuf, diesel aussi, moins gourmand en carburant. Les longues distances pour arriver aux lieux de plongée et la qualité des fonds nous ont incité à retourner à Cassis l’année suivante. Nous avions supprimé la baume qui ne servait pas à grand chose parce que nous nous cognions souvent la tête en passant. Les capots moteur bombés furent mis à plat pour mieux supporter les bouteilles de plongée couchées sur le pont du navire. Environ 10 ans plus tard, JOANNES révisa entièrement le moteur diesel dans son garage à Manosque. Il pouvait le faire en hiver en dehors de la saison de plongée à ses moments disponibles.

On pouvait embarquer 17 personnes avec le matériel de plongée. En 1977, la réglementation maritime changea et nous réduisait considérablement le nombre de gens à bord, 8 seulement. Cela n’était pas supportable pour un club de plongée de notre envergure.

Nous décidâmes à regret de vendre le SAPHIR qui nous avait rendu de grands services pendant 16 années sans grand soucis. Nous avons prospecté dans les ports pour trouver un autre bateau de remplacement qui pouvait supporter une vingtaine de personnes avec leur matériel de plongée en plus de celui de sécurité réglementaire pour la navigation.

Au mois de février 1978, nous vendîmes le navire, sans l’ancre originale que nous avions offerte à Jojo en souvenir du bateau qu’il avait tant choyé.

Lorsque le SAPHIR partit de la calanque de Port Miou avec son nouveau propriétaire, on lui a fait un signe d’adieu et on parla peu ce jour-là…

Mais revenons un peu en arrière pour savoir comment nous nous sommes servis de ce bateau pendant de nombreuses années.

Il était assuré tout risque pour la plaisance avec une clause complémentaire pour les personnes transportées. Les plongeurs étaient assurés à la Northern, compagnie anglaise qui avait un contrat global avec la FFESSM, à prix raisonnables.

Pilotage du bateau :

Seuls les responsables de sorties pouvaient se servir du bateau pour aller plonger ou faire des essais en mer en cas de problèmes mécaniques. Ces personnes, moniteurs ou niveau 4, habilitées par le bureau de la section plongée étaient responsables de tout le matériel et du personnel durant la sortie du dimanche ou autres selon les circonstances.

Entretien du bateau :

Presque toujours ce fut le président du club qui se chargeait de résoudre toutes les difficultés rencontrées en cours d’année. Il était avisé de ces évènements par les responsables de sorties. Il se faisait aider par des adhérents compétents et soucieux de maintenir à niveau le bateau pour qu’il soit toujours opérationnel. Les IK n’existaient pas en ce temps-là.

En dehors des périodes régulières d’utilisation du bateau pour les sorties, c’est-à-dire pendant l’hiver, une surveillance était assurée par les membres du club au minimum tous les 15 jours pour voir d’éventuels problèmes liés à l’attache du bateau dans la Calanque ou pour faire tourner le moteur afin d’éviter le gommage des cylindres, tout en rechargeant les batteries.

Lorsque les difficultés mécaniques dépassaient notre compétence, nous faisions appel à une entreprise spécialisée en moteur diesel qui envoyait sur place des techniciens pour effectuer la réparation. Un adhérent de notre club assistait à l’intervention en s’informant des problèmes, pour en tirer des conclusions pour l’avenir.

 

La plongée

LE MATERIEL DE PLONGEE Le scaphandre

C’est un appareil respiratoire pouvant servir en milieu hostile. Pour la petite histoire ce nom vient du Grec qui veut dire barque renversée. Une barque renversée dans l’eau flotte du fait de l’air emprisonné dans sa coque étanche. Cela a donné l’idée échappatoire à des esclaves d’utiliser cet air pour s’enfuir sans être vu de leur gardien en surface.

Pour le plongeur, le scaphandre se compose d’une bouteille d’air comprimé et d’un détendeur. Il existe plusieurs types de bouteilles : mono et bi-bouteille, petits et grands modèles. Pour ces derniers, on peut ajouter un flotteur pour diminuer son poids en immersion.

Quand j’ai connu le club en 1963, il possédait un lot de bouteilles de 12 litres peintes en rouges. Au sommet on trouvait un robinet de conservation haut avec un tenon droit sur le côté servant à loger le système de réserve et un orifice d’entrée et sortie d’air comprimé. Autour de celui-ci un joint torique permettait l’étanchéité pour la portée du détendeur et du compresseur. Des sangles réglables étaient fixées sur le corps de la bouteille par des colliers métalliques plus une autre sangle d’entre jambes terminée par un anneau se fixant à la boucle de la ceinture de lest. A la base, un petit culot en plastique noir de protection permettait de tenir la bouteille debout.

Pour équiper le scaphandre avec une mono bouteille gonflée à l’air à 180 bars, on adaptait l’étrier du détendeur « Mistral » sur le tenon droit du robinet de conservation, puis on serrait la vis à tête hexagonale avec une clé appropriée. Nous pouvions aussi nous servir du manche du poignard qui comportait l’empreinte en creux de la tête de vis de serrage. On montait ensuite la tige de manœuvre à distance de la réserve à l’insérant dans les agrafes attenantes aux colliers métalliques d’assemblage. Il fallait ensuite faire les essais de manœuvrabilité et ne pas oublier de contrôler la réserve haute avant le départ en profondeur.

Les bi-bouteilles de 3,2 m3 utilisés en principe par les encadrants pouvaient éventuellement secourir un plongeur manquant d’air en immersion. Composés de deux réservoirs de petite taille en acier gonflés à l’air à 180 bars, ils étaient reliés entre eux par une tubulure rigide comportant au milieu un robinet de conservation et à une extrémité le système de réserve exerçant sa fonction sur une bouteille. Ces deux bouteilles protégées à leur base par des culots en plastique noir étaient assemblées par des colliers métalliques sur lesquels venaient se cramper les sangles de portage réglables. Au fur et à mesure que les années passèrent et que ces bouteilles arrivèrent à la date de péremption de l’épreuve hydraulique de contrôle nous les remplaçâmes par des neuves de technologie améliorée pour être toujours à l’avant-garde du progrès.

Le détendeur

Au début des années 1961, j’ai utilisé le détendeur CG45 Cousteau Gagnan au stage de formation de la marine à l’école de Saint Mandrier. Conçu à deux étages, il était un peu dur à l’effort inspiratoire. En cas d’essoufflement, le plongeur se mettait sur le dos, l’air arrivait en surpression du fait du décalage : détendeur plus bas, pression plus forte et poumons plus hauts, pression inférieure.

Cette surpression évitait l’effort inspiratoire pour une meilleure récupération ventilatoire.

Soucieux d’améliorer le confort du plongeur en immersion, Cousteau inventa le détendeur simple étage « Mistral » dont l’effort inspiratoire fut considérablement amélioré. Notre section s’équipa avec ce détendeur qui, à son époque, était le dernier cri de la technologie sous-marine pour les plongées à l‘air comprimé.

Il y avait d’autres détendeurs dans le commerce qui étaient composés de deux étages reliés par un flexible dont l’échappement des bulles d’air usé faisait beaucoup de bruit aux oreilles. Ils étaient plus solides mais moins performants à l’effort inspiratoire que le Mistral. Plus tard, vers 1976, quand la technologie aura progressé d’une manière significative, nous adopterons ce type de détendeur.

Le détendeur Mistral est un détendeur à circuit semi-fermé parce que l’échappement de l’air usé se fait dans l’eau. Il est composé d’un boîtier en laiton chromé percé de trous pour l’évacuation de l’air expiré par le plongeur et permettant à la pression hydrostatique de pouvoir s’exercer sur la membrane. A sa base, on trouve un étrier pour l’adaptation sur le robinet de conservation de la bouteille d’air comprimé. Deux tuyaux annelés en caoutchouc noir, l’un servant à l’inspiration, l’autre à l’expiration, sont reliés entre eux par un embout buccal avec des clapets anti-retour pour éviter qu’ils se remplissent d’eau.

Les avantages pour l’époque furent sa souplesse à l’effort inspiratoire, sans le bruit désagréable des bulles aux oreilles, mécanique simple à la maintenance. Inconvénients : fragile par ces tuyaux annelés, passage d’embout fusant à une personne en difficulté (Le plongeur secouru en manque d’air orientait la direction à suivre, le secoureur se plaçait au-dessous de lui et nageait sur le dos, agrippé à une sangle de la bouteille de son collègue, tout en distribuant de l’air en surpression. Mais l’enseignement de notre école nous a appris à bien maîtriser cet appareil en toutes circonstances).

Les vêtements

Vestes, pantalons et chaussons pour se préserver du froid, étaient fabriqués avec du tissus néoprène souple de 4 ou 5 mm d’épaisseur seulement. Il existe 2 types de tissus :

  1. Double peau : lisse des deux côtés, s’enfile avec du talc pour pouvoir glisser sur le corps. Peut se déchirer si la tension exercée à l’habillage dépasse le seuil d’élasticité. Pas cher mais fragile, avantage sèche rapidement ;

  2. Double peau doublé nylon : à l’intérieur un tissus en jersey nylon dont l’extension est inférieure à la limite d’élasticité du néoprène. Ceci le rend plus solide et glisse facilement sur le corps.

Ces vêtements étaient réalisés non étanches pour permettre à l‘air emprisonné de s’échapper et être remplacé par l’eau. Cela évitait les pincements douloureux sous les bras par exemple. Lorsque l’eau était très froide, nous ajoutions un tricot à même la peau du corps. Il n’y avait pas de tissus néoprène plus épais dans le commerce. Les pantalons justaucorps, longs que de la ceinture aux chevilles ; les vestes, fermées en bas par une queue de pie portaient au bras gauche une table de plongée simple sur fond jaune bien visible. Des bandes jaunes de 2 cm complétaient l’esthétique des vêtements. Il existait aussi un sous-vêtement genre tee-shirt à manches courtes en néoprène de 1,5 mm d’épaisseur pour protéger la poitrine du froid.

Une ceinture de lest était nécessaire pour compenser la flottabilité de l’habit. Il en existait deux modèles :

  1. Spirotechnique à boucle largable qui glissait et perdait souvent son réglage d’origine, on pouvait la perdre quelquefois lors de mouvements inconsidérés, restant souvent accrochée à la bouche d’entrejambe au moment du largage ;

  2. Marseillaise à boucle classique dont le passant troué était maintenu par un doigt érectile qui s’écartait au largage de la ceinture en cas de besoin.

Le masque

Il était formé d’une jupe en caoutchouc lisse avec bossages pour l’utilisation de la méthode de Vassalva, une sangle de maintien sur la tête et une verrière pour la vision sous l’eau. Les premiers masques n’avaient pas les bossages. On plaquait la base de la jupe entre le pouce et l’index, puis en soulevant légèrement on étanchait les narines.

Les palmes

Les modèles, avec ou sans tuyères, pouvant se porter avec ou sans chaussons, avaient des sangles de fixation. Lourdes sur terre mais efficaces en plongée.

Le tuba

C’est un tuyau en caoutchouc raide avec un embout buccal que l’on fixe aux sangles du couteau pour éviter de le perdre. Il servait à la respiration en surface en cas de besoin.

Le couteau

C’est plutôt un poignard en inox, dentelé, placé dans un étui sanglé, fixé au mollet droit pour les droitiers. Sur le manche métallique, en creux, l’empreinte de la tête de vis de serrage de l’étrier du détendeur.

Le profondimètre

Servant à mesurer la profondeur, avec ou sans aiguille traînante, il se place au poignet ou en pendentif.

La montre

Etanche, en inox, pouvant supporter la pression à grande profondeur, est une meilleure garantie de fiabilité. C’est un outil indispensable pour contrôler les temps de plongée et de paliers.

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Historique de la section PLONGEE (2/2)

Journal de Paul

La bouée de secours

Au début, nous nous servions de la bouée des pilotes de l’aéronavale « Mae West ». Ce nom fut attribué par la marine américaine en mémoire d’une artiste qui exhibait son opulente poitrine dans les quartiers ouest de New York. C’était un sac jaune en forme de couronne se plaçant autour du cou et se fixant au corps par des sangles réglables. Sur le devant, on trouvait une petite bouteille de CO2 avec une tirette, et un peu plus bas, un flexible terminé par une soupape d’échappement.

Au fonctionnement en plongée, pour faciliter la remontée, on largue d’abord la ceinture de lest, puis on actionne la tirette et la bouée se gonfle instantanément au maximum, entraînant le plongeur rapidement vers la surface. Pour éviter l’éclatement, du fait de la variation de volume du gaz, celui-ci s’échappe par la soupape en éliminant le trop plein. Il était préconisé de s’en servir uniquement dans des circonstances extrêmes car c’était un appareil dangereux sans possibilité de réglage de la vitesse de remontée. On nous enseignait, en 1963, qu’il valait mieux avoir un accident de décompression que de se noyer.

Quand en 1965 le modèle « Fenzy » apparut sur le marché, le club s’équipa tout de suite pour satisfaire aux conditions de sécurité des encadrants amenant avec eux un groupe de plongeurs. Elle était composée d’un sac en tissu caoutchouté orange en forme de couronne, s‘adaptant au corps à l’aide de sangles réglables. Au sommet de la couronne et sur le côté un tuyau annelé avec soupape de purge manuelle et embout buccal. A la base était fixée une bouteille en acier de 0,5 litre d’air comprimé, pris sur un bloc de plongée chargé à 180 bars, équipée d’un robinet de conservation et d’un étrier de fixation. Sur la collerette, une soupape d’évacuation du trop plein, pouvait être manœuvrée par une tirette manuelle placée en bas à droite, à côté du robinet de remplissage. Cette bouée servait également à l’équilibrage du plongeur en immersion afin d’éviter les efforts inutiles.

Au fonctionnement, on ouvrait le robinet de la bouteille et l’air comprimé se détendait dans la collerette. On refermait le robinet dès l’amorce de la remontée. Le réglage de la vitesse de remontée se pratiquait en actionnant la tirette de la soupape de purge, ou l’autre soupape manuelle située à l’extrémité du tuyau annelé, bras tendu vers le haut. De plus, avec cette dernière, on pouvait, en cas de besoin, inspirer de l’air à la pression ambiante, grâce à l’embout buccal. Avec un peu d’entraînement on y arrivait, à condition de souffler dans l’eau l’air expiré chargé en CO2.

 

Les tables de plongée simple

Les tables de plongée françaises furent établies par la Marine Nationales GERS (Groupe d’Etudes et de Recherches Sous-marine) à partir des connaissances théoriques et vérifiées expérimentalement sur un certain nombre de personnes. Elles étaient remises à jour en fonction de nouvelles connaissances expérimentales. Utiliser toujours la dernière édition. Inspirées de la marine américaine, elles étaient exprimées en mètres et minutes jusqu’à une profondeur de 40 mètres, avec interpolation des paliers de 3 mètres en 3 mètres. Elles autorisaient la remontée vers la surface à la vitesse de 20 mètres minute maximum. Les instructions ne dépassaient pas 40 mètres. Au delà, il fallait se servir de tables américaines. Plus tard, elles seront remises à jour et modifiées plusieurs fois. Elles se présentaient sous la forme de dépliant cartonné ou plastifié sur lequel étaient imprimées plusieurs colonnes. Profondeur, durée, subdivision de plusieurs petites colonnes donnant la profondeur des paliers en partant de gauche à droite et pour chacune de ces profondeurs, la durée des paliers en minutes. Encore deux autres colonnes, l’une pour la durée totale de la remontée et la dernière donnant le coefficient C qui varie de 1,1 à 2 en chiffres. Quand il était élevé, il restait encore une importante quantité d’azote dissout que l’organisme continuait à éliminer progressivement après le retour en surface. Le coefficient C était utilisé pour le calcul des plongées successives.

Pour les plongées successives à moins de 6 heures d’intervalle, on utilisait la table de plongée simple et une autre de plongée successive. Cette dernière était composée d’un carton, en forme de tiroir avec une tirette au milieu, souvent plastifié pour éviter la détérioration par l’humidité. La table de plongée successive était composée d’une partie fixe divisée en plusieurs grandes colonnes. En tête de celles-ci étaient inscrits les coefficients C de 2 à 1,1. En dessous, les profondeurs P, à côté, une petite fenêtre. Ensuite chaque grande colonne était divisée en deux plus petites. L’une à gauche INTER (intervalle) dont les quatre chiffres étaient exprimés en heure – minutes. L’autre à droite MAJ (majoration) comportant une fenêtre. Sur la partie mobile étaient inscrites les profondeurs des plongées successives et les colonnes de majoration en heure – minutes. En tirant ou en poussant, la partie mobile coulissait dans la partie fixe et l’on pouvait afficher les profondeurs successives au coefficient C désiré avec en dessous les valeur de la majoration correspondante.

Deux modes d’utilisation des tables de plongée successive :

On calculait une plongée fictive en ajoutant la majoration à la durée de la plongée à effectuer, puis on lisait le nombre et la durée des paliers à effectuer à la remontée. Mais en réalité, on effectuait la plongée avec la durée lue sur la table de plongée simple avec les paliers résultant de la plongée fictive.

Dans la tables de plongée simple, à la profondeur définie, on choisissait le plus grand temps sans palier, on déduisait alors la majoration. Cela écourte la durée de la plongée réelle mais le retour à la surface se faisait sans palier.

Nous avions aussi la petite plaquette en plastique incassable sur laquelle étaient imprimées les instructions simplifiées des plongées simples jusqu’à 40 mètres que l’on attachait à un bout pour ne pas perdre mais suffisamment long pour être à portée de vue malgré la gêne du masque.

Les premières tables que j’ai connues donnaient les informations suivantes :

 

Profondeur

Durée

Paliers

10 m

Sans limitation

sans

20 m

1 heure

sans

30 m

30 minutes

sans

40 m

20 minutes

sans

 

Elles furent modifiées en 1970

 

Profondeur

Durée

Paliers

10 m

Sans limitation

sans

20 m

40 minutes

sans

30 m

25 minutes

sans

38 m

20 minutes

sans

40 m

10 minutes

sans

 

C’étaient des chiffres que l’on apprenaient par cœur et que nous gardions en mémoire en cas de perte de la table de plongée en cours d’immersion. C’est arrivé plusieurs fois et cette mémorisation fut utile.

 

 

L’école de plongée

Comme une longue chaîne en cours de fabrication chaque année nous construisons un chaînon de plus, ajouté à ceux déjà existants. Dans un mouvement perpétuel, l’école de plongée renouvelle son lot d’adhérents adeptes de cette pratique sous-marine qui fera l’animation annuelle de la section. Affiliés à la fédération d’études et de sport sous marins, nous allons voir l’évolution adaptée aux besoins des circonstances de la plongée. Nous avons suivi au mieux les instructions qui nous sont parvenues.

En 1954 à Marseille fut créée la fédération .Le premier président du club cassidain de plongée sous-marine m’a dit un jour que la fédération d’études et de sport sous marin était issue de la fusion de deux fédérations, l’une de plongée, l’autre de chasse sous marine, à la demande du comité de Provence et des fabricants de matériels spécialisés. Cette nouvelle organisation soucieuse d’élaborer de nouvelles techniques adaptées à la plongée sportive demanda le concours à des scaphandriers professionnels en collaboration avec le docteur Fructus. La plongée étant un sport à risques, il était judicieux qu’elle soit ouverte progressivement au public, en créant l’escalade des brevets aux besoins évolutifs des personnes concernées. La technicité fut empruntée à la marine nationale qui publia un ouvrage très complet. Pour cela un guide de montagne, Guy Poulet, passionné de plongée, apporta la manière d’enseigner dans un ouvrage écrit par lui. Il a servi de modèle depuis longtemps et certainement pour de nombreuses générations.

Au sein du groupe des premiers adhérents, Jacques JOANNES, dit « Jojo » pour les copains, fut élu président pour diriger l’organisation administrative et technique du club. Seul moniteur il combinait la plongée école exploration aux adhérents qui venaient aux sorties le dimanche (La section assurait une plongée par semaine le dimanche matin seulement à ses débuts).

Entraînement de fin mars à juin si la météo était favorable, puis à la fin de cette période, il convenait d’un dimanche pour faire passer les BE et les 1er éch. sans théorie en ce temps là.

Au mois de juillet la section de plongée était fermée pour cause de congé du moniteur président. Aucun autre adhérent n’avait le niveau de plongeur qualifié pour diriger un groupe en immersion. En Août, à son retour, les sorties en mer reprenaient. Quand il y avait des candidats, il organisait des séances d’école pour les 2ème éch.

Après des années passées à la section, je revois dans ma mémoire le boute-en-train « Jojo » seul moniteur pour tout faire tous les dimanches pendant 5 ans. Comme il connaissait tout il nous a montré le chemin de la compréhension pour continuer dans l’avenir. Il a complété notre instruction avec la maintenance et le pilotage du bateau « le SAPHIR ». Heureusement de temps en temps il organisait des bivouacs et cela donnait une atmosphère un peu plus conviviale par rapport aux actions routinières en cours d’année. Certes, C. Thirion, R. Citerici et moi l’avons aidé dès notre 2ème éch. La section doit beaucoup de reconnaissance à sa ténacité. Par ses actions, il a su donner un départ convaincant à ses compagnons du moment. Puis en fin 1965 il quitta la section pour s’occuper de sa nombreuse famille. Mais il garda toujours un contact amical avec ses amis plongeurs qui l’invitaient souvent à participer aux bivouacs plongées car c’était un metteur d’ambiance apprécié.

C. Thirion fut élu président en 1966. Il réorganisa la structure club en séparant bien distinctement les périodes école, exploration, bivouacs. Le nombre des adhérents avait augmenté et l’on pensait que l’accroissement se prolongerait dans les années à venir. Avec plus de candidats à l’encadrement la section fut bien portante.

 

La piscine :

Avant 1966 la section n’utilisait pas de piscine pour instruire les nouveaux adhérents à la plongée sous marine. C’était plutôt mal vu, cela faisait marin d’eau douce. Pour les parisiens c’est normal, il n’ont pas la mer chez eux. Mais nous qui l’avons à deux pas pourquoi ne pas s’en servir. De plus presque tous les membres du club de cette époque pratiquaient la chasse sous-marine et étaient convenablement équipés.

Et pourtant un jour on a essayé de changer de mentalité, des évènements vinrent à nous, sans que nous les cherchions. Le Colonel de l’école militaire d’Aix-en-Provence voulait que la plongée sous-marine fasse partie des activités sportives des élèves officiers, dans le cadre d’un partenariat avec l’ASCEA, comme pour les professeurs de l’éducation nationale exerçant pour le compte de l’armée. Pour nous bénévoles, il nous paraissait impossible de prendre cette charge. Suite à plusieurs entrevues il a été convenu de pouvoir faire des échanges réciproques sans mouvement d’argent. La section plongée de Cadarache accepta comme adhérents extérieurs trois cadres de l’armée, comme bénévole non professionnel (comme tout adhérent) pour les former jusqu’au monitorat. L’encadrement des élèves officiers était alors assuré par ces personnes aussi bien en piscine qu’à la mer avec le matériel militaire en exercice dans l’armée.

Nous surveillions l’enseignement de la plongée des débutants en piscine et le passage des BE. Il avait été convenu aussi que nous pourrions utiliser leur piscine pour l’enseignement de nos plongeurs à des jours différents du fait de la petitesse du plan d’eau et du nombre considérable de participants. Cela débuta en 1967 et dura trois ans. Le directeur de Cadarache eut droit aux éloges du Colonel pour la qualité de notre enseignement et la bonne entente qui avait régné. Parmi les trois cadres de l’armée un seul passa le monitorat. Les deux autres arrêtèrent la plongée à cause de problèmes de santé. Dans l’exercice de leur profession ils devaient être mutés dans une autre école militaire en France. Ils préférèrent démissionner et deviendront professeurs d’éducation physique dans l’enseignement national. Alors, fin juin 1969 on se retrouvait au point de départ. Suite à une réunion de nos encadrants nous avions décidé de ne pas continuer une situation qui pourrait se répéter indéfiniment tous les trois ans et avons rompu les relations avec l’école militaire d’Aix-en-Provence.

La mentalité de la section avait changé. En effet pendant ces trois années le bilan de l’enseignement des débutants a été positif puisqu’ils étaient déjà formés au début de la saison et nous avions gardé des contacts directs avec les membres du club l’année entière. Les regrets de la piscine entraînaient la mauvais cohésion des adhérents.

Revenons dans le passé prendre connaissance de l’évolution fédérale. Depuis des années la fédération demandait au ministère de la jeunesse et des sports la reconnaissance de ses brevets. La lutte fut longue et puis un jour cela a été pris en considération en 1965. Seulement pour le brevet d’encadrant de moniteur fédéral qui devint moniteur national. Cet examen devait être réalisé dans une structure d’état ayant les moyens nécessaires de secours en cas d’accident. L’école de plongée de la marine nationale à Saint Mandrier correspondait à ce critère. Cette décision mécontenta la fédération au niveau de la structure d’accueil des clients potentiels entraînant un manque à gagner important pour le centre de Niolon. Celui-ci recevait tous les candidats de métropole, d’Outre-Mer et étrangers. Pour se « consoler », elle créa un autre : monitorat auxiliaire. Ce nom différait pour ne pas être confondu avec le 1er fédéral d’origine transformé en national par équivalence.

En réalité ce fut un brevet intermédiaire entre le 2ème éch. et le national. Au début les titulaires de ce brevet de moniteur auxiliaire pouvaient enseigner tous les niveaux de plongeurs (sauf le national bien entendu) mais ne pouvaient homologuer que les plongées des brevets élémentaires seulement. Cette clause sera abolie en 1971 et ils pourront signer tous les carnets ressortant de leur responsabilité.

De plus la fédération ajouta l’instruction théorique au BE et au 1er éch. Cela fit des mécontents parmi les plongeurs récalcitrants. Pour satisfaire ces gens là elle créa le niveau 3 sans théorie. Ce n’était pas un passage obligé pour l’accès au niveau 4. Pour notre section qui comporte des adhérents techniciens ou ingénieurs ce brevet ne fut pas pris en considération nous préférions orienter nos plongeurs au niveau supérieur pour augmenter notre effectif d’encadrement.

En 1967, j’ai passé l’examen de moniteur auxiliaire à Niolon. Parmi les candidats un ancien camarade d’école Henri Royer, président de la section plongée de Pierrelatte. Etant donné qu’il ne pouvait pas signer les carnets des plongeurs niveau 2, il nous demanda notre concours pour faire plonger aux alentours de 40 m, quatre adhérents de sa section prétendant au niveau 4 avec homologation des plongées pour nos moniteurs nationaux. En 1968, nous les avons accueillis pendant l’été. Quelques années plus tard deux de ces personnes devinrent moniteurs : Jean-Claude Savoie (MF1) et Robert Henon (MN).

En 1971, deux de nos moniteurs, Roger Cétérici et Hervé Cambe, négocièrent pour obtenir une participation à l’encadrement à la piscine du Puy Sainte Réparade. Cela aboutit à une association de notre section plongée avec celle du club de natation. Nous pouvions utiliser la piscine en hiver un jour par semaine après les créneaux scolaires, le soir de préférence pour enseigner la plongée élémentaire sous la surveillance de moniteurs qualifiés. En contre-partie les adhérents du club de natation exerçant la plongée sous-marine pourraient venir plonger en mer au sein de notre club. Par la suite nous avons été obligés de limiter le nombre à cinq adhérents non nominatifs résidents du Puy Sainte Réparade.

Au cours des années, il a fallu mettre un frein aux agissements irréfléchis de nos adhérents qui incitaient leurs connaissances de la région à s’inscrire au club de natation du Puy Sainte Réparade pour effectuer les plongées en mer avec nous. Il faut savoir profiter des avantages que nous avions réalisés au cours des années mais pas abuser de notre bénévolat, cela faisait des envieux surtout d’un point de vue pécuniaire. Nous n’étions pas concurrentiels avec les autres clubs de la côte. Pour nous, la ligne de conduite était la technicité des niveaux de plongée qui aboutit à la sécurité en immersion. Si nos adhérents stagnaient au BE c’est qu’ils n’avaient pas compris le message des encadrants. Plus performant sera l’enseignement et plus satisfaisante sera la plongée. Un minimum de 10 à 12 plongées par an maintien raisonnablement à l’aise un plongeur débutant.

La piscine du Puy Sainte Réparade apporta beaucoup de candidats à notre section plongée entre 1971 et 1978. Ils avaient pour eux la sportivité et l’aisance dans l’eau. L’entraînement du jeudi soir ne perturbait pas trop les rapports familiaux.

L’investissement pour le matériel et la plongée en mer le dimanche rendait ces adhérents réticents. Seuls 5 à 6 plongeurs continuaient leur enseignement à la mer.

Les deux moniteurs de la section plongée de Cadarache s’occuperont de l’entraînement en piscine jusqu’en 1978 date à laquelle ils démissionneront du CEA.

Au cours de l’existence de la section plongée de Cadarache il faut savoir que nous avions eu des moments difficiles qui faillirent entraîner sa disparition. Nous avions œuvré pour garder notre autonomie en demandant à nos adhérents de participer bénévolement aux travaux d’entretien du matériel de plongée et du bateau. Pour une meilleure sécurité en immersion l’école fut prépondérante, les stages en mer étant séparés des activités exploratrices. Cela contribua à accroître le nombre de nos encadrants volontaires. C’était bien le but de nos efforts. A la fin de l’année 1969 nous comptions 7 moniteurs dont 3 nationaux et 4 auxiliaires. Nous étions optimistes. Et puis grosse déception.

En plus du désistement de la piscine à l’école militaire, 2 moniteurs s’en allèrent, un pour cause de maladie et l’autre pour démission. Puis, suite à des évènements particuliers familiaux et professionnels deux autres moniteurs se désistèrent pour encadrer les plongées en mer le dimanche. Claude Thirion et moi, restions les seuls moniteurs. Bernard Mérite, 2ème éch., voulait passer le monitorat l’année suivante. Allions nous nous arrêter sur un échec ? Après mûres réflexions, nous décidâmes avec C. Thirion de continuer à faire vivre la section plongée si nos adhérents le désiraient.

Nouvelle déception, Bernard Mérite (MN) fut muté à Super Phénix et D. Rouleau (MF1) démissionnera de Cadarache en 1973.

Avec Claude Thirion nous nous retrouvâmes de nouveau à deux moniteurs pour faire les sorties en mer. Evaluant la situation très décevante de former des encadrants qui n’exercent pas leur talent, c’était perdre notre temps. D’autant plus que le club Cassidain convoitait notre participation. Nous possédions chacun un bateau et notre matériel de plongée au complet. A quoi bon continuer puisqu’on ne pouvait pas assurer notre succession. Si nous partions tout s’écroulerait. Sans encadrement le club perdrait son indépendance et son autonomie. L’expérience nous a montré que même en ayant des adhérents de bonne foi nous ne pouvions maîtriser la vie professionnelle et familiale et les conséquences à des évènements insoupçonnés. Suite à une réunion qui eu lieu au mois d’Août 1972 sur mon bateau dans la Calanque de Port Miou et dura toute la nuit en longues palabres entre Claude Thirion, Bernard Mérite, René Gueguen (2ème éch.) et moi, les principaux encadrants en mer du moment nous décidâmes de faire plonger nos adhérents jusqu’à la fin de la saison. Ensuite nous remettrions au mois d’octobre tout le matériel et le bateau à la disposition de l’ASCEA.

Nous étions navrés et déçus.

Et puis une lueur d’espoir apparut. Joannes, ayant appris que les activités du club allaient s’achever bientôt et ne voulant pas que le groupe de plongée disparaisse, convoqua individuellement les encadrants sur lesquels il fondait son espoir. Si nous pouvions l’aider pendant une année il reprendrait la présidence pour faire subsister le club, en 1973. C’était un sursis, en cas d’échec l’issue déjà envisagée serait la défection définitive. Et puis René Gueguen fut moniteur auxiliaire, président en 1974 et de nouveaux adhérents enthousiastes Michel Viala, Patrick Jogan, Richard Lion, Jean-Claude Paronneau ont oeuvré au redressement de la situation.

En 1974, Bernard Mérite revint ce qui augmenta les effectifs d’encadrement. La situation s’étant considérablement améliorée Jean-Claude Paronneau devint président en 1976.

A cette date un nouveau moniteur Pierre Derigal venant de l’extérieur (conjoint agent CEA) adhéra au club. Maintenant que la situation avait évolué favorablement, Paronneau au cours de son allocution annuelle annonça que si la section plongée de l’ASCEA de Cadarache avait survécu jusqu’à présent c’était grâce aux vieux crabes : Joannes, Thirion, Jeanjean, Mérite, Gueguen.

A l’image du stage niveau 4 organisé par Thirion et Mérite depuis des années il serait judicieux de réaliser le stage niveau 2 dans les mêmes conditions. Je donnerai plus loin le détail de l’organisation des stages de notre section.

 

Le 2ème éch. ou niveau 4

Pendant des années, nous avons organisé des sessions d’examens 2ème éch. ou niveau 4.

Logistique : se conformant aux conditions générales de la FFESSM, cet examen pouvait être réalisé au sein d’un club, si celui-ci en faisait la demande en se conformant aux démarches administratives et justifiait d’une sécurité suffisante en cas de sinistre au cours des épreuves.

Epreuves : Toutes les épreuves devaient être réalisées en une seule journée sous la conduite de deux moniteurs nationaux ou fédéraux d’avant 1965. Quand nous n’avions pas deux moniteurs au club du niveau précité, nous faisions appel aux services d’un autre. La réciprocité fut de mise en retour des services rendus. Mais avec le club cassidain nous avions associé nos candidats en un seul stage pour obtenir une meilleure qualité d’enseignement.

L’expérience nous a appris que le candidat unique à un stage de formation ne profitait pas pleinement des avantages qu’offre un groupe d’élèves. Se référant à un exercice demandé, la réalisation n’étant jamais bien faite du 1er coup, il faudra répéter les consignes plusieurs fois pour atteindre le but recherché. Dans un groupe, toute déficience des uns engendre des corrections de l’exercice qui profitent aux autres.

Etant donné que le club cassidain était le plus proche de nous, nous avions longtemps associé notre participation amicale avec les présidents successifs.

Pour information un rappel historique des années 61-70

Moniteurs ont eu pour Instructeurs

CAD – Joannes Jacques 1961 : CAS – Manganelli Jules

CAD – Thirion Claude 1965 : Joannes – Manganelli

CAD – Citerici Roger 1965 : Joannes – Thirion

CAS – Martin Jean 1965 : Manganelli – Thirion

CAD – Jeanjean Paul 1967 : Joannes – Thirion – Martin

CAS – Cayol Jean-Claude1967 : Manganelli – Martin

L’origine de « CAS CAD » ne date pas d’hier.

Lorsque nous étions libres de toutes contraintes, sans adhérents réciproques à nous occuper le jour de la sortie, nous nous rassemblions sur un bateau pour aller en mer nous exprimer en profondeur. Mais quand le club cassidain avait une surcharge importante de clients il demandait notre participation à l’encadrement que nous faisions volontiers, sans manquer à nos engagements vis à vis de nos adhérents.

Nos plongeurs ont souvent été faire des baptêmes au club Cassidain qui avait plus de clients que nous et ont profité des conseils techniques de Jean-Claude Cayol pour accéder du niveau …

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La Biologie Fait Recette

Biologie

La biologie subaquatique pratiquée par la FFESSM consiste essentiellement à reconnaître les espèces rencontrées lors de nos ballades sous-marines et à y mettre un nom dessus de façon à pouvoir en discuter.

C’est au fond la découverte de la systématique.

Il est à peu près sûr que notre très lointain ancêtre l’australopithèque a créé la première classification par une étude appliquée conduisant à deux grands groupes : "ça se mange" ou "ça se mange pas" classification sommaire mais ô combien utile !!!!.




Derrière ce texte se cache le début du préambule d’une serie d’articles rédigés par Richard LION. Il nous presente une approche de la biologie, non sans humour,  sous un aspect que nous n’osions aborder … Pourtant …



Ces articles alimenterons (!) au fur et à mesure le dossier  "La Biologie Fait Recette" de la zone de téléchargement.



Vous voulez la suite ? il suffit de cliquer là … et de préparer le couvert !




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Rocco est sauvé …

comptes-rendus

Pourtant, il a souvent coulé cette semaine….mais si, vous le connaissez : bonhomme d’1 mètre de haut très jaune sans bras ni jambes qu’il faut sans cesse remonter après 100 m de nage et 20 secondes d’apnée puis tracter encore 100 m en buvant la tasse sans aucun point de repère puisque la bouée à atteindre (sans dévier, s’il vous plaît !) est derrière…
Certes, ils ont bien tenté de m’expliquer qu’il fallait prendre des amers pour assurer ma trajectoire mais ça m’échappe encore un peu…mais oui, c’est notre « ami » le mannequin que nous avons appelé Rocco cette année et on se demande encore bien pourquoi !!!
Nous avons donc sauvé Rocco plusieurs fois cette semaine…..mais pas seulement…..
Moi je vous dit ça entre nous, mais le nombre de moniteurs qui narcosent à 40 m est impressionnant !! On a passé nos matinées à les remonter ! En plus, ils coulent, ils s’essoufflent, ils manquent d’air (pourtant, nos niveaux Ils le savent bien : à mi-bouteille, on prévient !!) et tout ça en même temps……

Le pire, c’est que l’après midi, ils veulent replonger….et ils syncopent à 20 m….et qui doit les remonter sans aide du gilet avec ses petites jambes ?? Surtout que des jambes, il en fallait pour finir un 800 PMT, un 500 capelé….et tout ça, chronométré, sinon c’est pas drôle….. !!
Heureusement, le soir, on peut se reposer…..en révisant la théorie !!….
Nous avons partagé des moments de doutes, des fous rires et comme tout s’est bien terminé, je pense qu’on en gardera un bon souvenir.
Et j’espère que les futures palanquées que nous emmènerons nous diront ce que nous pensons tous : « la plongée, c’est que du bonheur !! »

Voilà en quelques mots notre semaine de « vacances » dans des bungalows de luxe (un grand bravo pour le choix du camping) dans une ambiance sympa. Nous avons bossé, bossé et encore bossé et surtout pas beaucoup dormi…(à cause du stress, des révisions mais surtout des tourterelles qui saoulent dès 5 h du mat !!).

Un grand merci à ceux qui nous ont formés, encadrés, soutenus de long mois durant pour nous permettre de passer ce « fameux[1] » niveau 4 !
Merci au Sar Club pour leur accueil chaleureux durant cette rude semaine.
Merci aux personnes qui nous ont aidé et encadré durant la semaine de stage, je pense aux moniteurs et aux stagiaires pédagogiques du Sar Club, de Pertuis et de Cadarache. Les malheureux ont posé des jours de « repos » !

Un grand merci spécial aux membres du jury : Ce ne sont pas moins de 5 MF2, dont un membre du bureau de la CTR (Commission Technique Régionale) et plusieurs MF1 qui se sont déplacés « rien que pour nous » :
  • Emmanuel BERNIER (ADAMS Club d’Aix en Provence), le président de ce jury, que nous remercions également pour le prêt de l’ADAMSIA et le temps passé durant cette semaine.
  • Alain BEAUTÉ (Cad.), Gisèle BEZOMBES (Cad. et SAR Club), Patrick BOYER (Cad.), Christian CANAVEZE (secrétaire de la CRT), Jean-Claude HATCHRESSIAN  (Cad.), Eric MALOCHET (C.S.Pertuis), Rémy ROUXEL (Cad.), Sylvain SUARD (Cad.) (j’espère que je n’oublie personne)

Bibliographie :

Sar Club : http://sarclub.free.fr/
Adams Club : http://clubadams.free.fr/
Manuel du moniteur (Private Joke) : http://www.infoplongee.fr/ctn/manmon.php

 

PS : Il ne nous reste plus qu’à apprendre à sortir un bateau du port : http://clubadams.free.fr/jeu_sortie_bateau_port.htm



[1] Ce n’est pas le mot qui a toujours été employé  :-)

Ce texte, initalement rédigé par "Nat", a été amélioré par gilles grâces aux idées qui lui sont parvenues. Merci à toutes et à tous.

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La  »Fédé » a 50 ans …

L'actu plongee

1955 … 2005 –> 50 ans !!!



La FFESSM organise, le dimanche 12 juin, jour exact de cet anniversaire, une sortie sur le Planier et souhaite que tous les clubs de la région Provence Alpes s’y associent.



Venez pratiquer vos activités favorites et partagez un moment festif … comme il se doit !



Pour immortaliser cette manifestation exceptionnelle prenez des photos et envoyez-les au siège, elles figureront sur une affiche 4 x 3 placardée dans toute la France.



Alors, rendez-vous le 12. Participez et faites-le savoir autour de vous pour que cette journée ait le plus fort retentissement possible !




Renseignements, par téléphone ou mail, au secrétariat de la région Provence Alpes (04 91 09 36 31 ou ffessm.provence@laposte.net).

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CALYPSO : La FFESSM en appelle à Jacques CHIRAC

face="Tahoma" size="2">De : Secrétariat Provence
FFESSM [mailto:ffessm.provence@laposte.net]
Envoyé : vendredi 7 mai 2004 17:25
À : ‘Jacky BRIZ’
Objet : Calypso, La FFESSM en appelle au Président
Jacques Chirac

COMMUNIQUE DE
PRESSE FFESSM – 6 mai 2005

CALYPSO : La
FFESSM en appelle à Jacques Chirac

Il est encore
possible de sauver la Calypso qui se meurt actuellement
dans le Port de La
Rochelle.
Cette situation
est insupportable à tous les plongeurs et amoureux de
la mer. La
Fédération Française d’Etudes et des Sports
Sous-Marins,
forte de ses
155000 membres, estime à plusieurs centaines de milliers
les personnes qui,en
France,
seraient prêtes à verser 10, 20 euros ou plus pour sauver
Calypso.
La FFESSM se
propose de lancer une telle souscription et de mettre en
placele plan de
sauvetage qui nécessiterait de six cent mille à 1 million
d’euros.
Il faut, pour
cela, un nouveau port d’accueil pour Calypso, conformément
auxvoeux
formulé par La Rochelle (JT France2 13h du 5 mai 2004). La
FFESSM a d’ores et
déjà initié des contacts avec plusieurs villes.
Afin de donner
toutes les chances de réussite à son projet, la FFESSM
a adressé,
ce jour, un appel à Jacques Chirac, Président de la
République.
Il s’agit, par cet
appel, de dépasser les obstacles qui, par le passé,
ont bloqué
toute solution pour la Calypso.
Bateau mythique,
qui a fait rêver plus de 3 générations de plongeurs
et de marins, elle fait
partie du patrimoine de la France.
Voici le texte de
l’appel de la FFESSM au président de la République,
à
l’occasion de la sortie, ce jour, du livre de Jocelyne de Pass « Moi
Calypso », aux
Editions Michalon

La suite … en cliquant sur suite ci-dessous :

Appel à M.
Jacques Chirac, président de la République (texte
officiel consultable sur
color="#0000ff" size="2">www.ffessm.fr
)


——————————————————-
La Calypso a
porté haut et loin les couleurs de la France pendant plus
de quarante ans.
Elle a été admirée et adulée comme une star
partout
dans le monde.
Elle a accompagné les rêves de trois
générations depuis
le tournage du Mondedu
silence
jusqu’à son naufrage à Singapour en 1996.
Pour des raisons
que nous n’avons pas à juger, elle croupit dans le port
dela Rochelle depuis
1998, réduite à l’état d’épave,
abandonnée, pillée,
vandalisée.
Au-delà de toutes les polémiques, seul son sort nous
intéresse.
Symbole d’honneur et de fierté, deviendra-t-elle objet de
honte et de
répulsion ?
Avec elle meurent
notre mémoire et nos rêves d’enfants.
C’est pourquoi :
Nous, la FFESSM,
forte de ses 155 000 membres, représentant la
communauté
des plongeurs, Nous, les anciens qui l’avons servie et
aimée,
Nous, les amoureux de ce bateau mythique,Nous, les amoureux
de la mer,

désespérés de voir qu’aucune issue n’a pu
être trouvée à cette situation
pitoyable,
demandons à Monsieur Jacques Chirac, président de la
République,d’user
de tout son
pouvoir pour sauver Calypso de la déchéance. Nous
souhaitons lui
offrir une fin à la mesure de sa gloire passée, qu’il
s’agisse de la
couler avec les honneurs en un lieu symbolique ou de la
restaurer, si la
souscription que nous nous préparons à lancer
recueille desfonds
suffisants.

***********************************
Contact : Alain
Foret, secrétaire général FFESSM – 06 09 07 86 78
(calypso@ffessm.fr)
FFESSM
24, quai de Rive
Neuve
13284 Marseille
Cedex 07
France
Comité
Régional Provence FFESSM
46
Boulevard Fenouil
BP 28
13467
Marseille Cedex 16
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Qui veut des plaquettes immergeables faune et flore de Méditerranée ?

Suite à la demande de certains (ou certaines), nous prévoyons de commander des plaquettes
immergeables de la FFESSM sur les espèces de Méditerranée.

Le coût est de 15.2 euros pour les 6 plaquettes spéciales « Méditerranée ».

Si vous êtes intéressés et afin de faire une commande groupée, prière de me le faire savoir. Merci.

Sandrine

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